Cependant, l’uniformisation, si elle sécurise la compétition, ne doit pas masquer certaines subtilités. De plus en plus d’organisateurs, notamment pour des concours spécialisés (vins effervescents, vieux millésimes, cépages rares, etc.), adaptent le type de verre à la nature du vin jugé.
Effervescents et bulles : la flûte boudée, la tulipe privilégiée
Dans les concours dédiés aux vins effervescents, le débat du choix du verre est particulièrement vif. La traditionnelle flûte, longtemps plébiscitée, est aujourd’hui critiquée pour son manque de concentration aromatique. On lui préfère une forme tulipe ou de petit verre à vin blanc, qui permet une meilleure explosion des arômes (source : Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne). Ce choix, validé lors de dégustations professionnelles, s’est vu adopté aussi en Île-de-France lors de concours où le nombre de cuvées de bulles croît d’année en année.
Vieux millésimes et grands crus : la tentation des verres “signature”
Pour les concours haut de gamme, on voit parfois l’utilisation de verres issus de grandes maisons (Riedel, Spiegelau), choisis pour leur adéquation avec des profils aromatiques spécifiques. Néanmoins, leur emploi reste moins fréquent en concours à cause de la difficulté logistique, du coût et de la nécessité de traiter tous les échantillons à égalité.