Avec le temps, les tanins et les pigments du vin précipitent, surtout dans les rouges structurés ou certains liquoreux. Ce phénomène, naturel et sans risque sanitaire, est valorisé comme témoin d’un élevage soigné et d’une vinification artisanale peu filtrée (source : La Revue du vin de France). Cependant, la présence de dépôt dans le verre peut gâcher la subtilité en bouche et la clarté visuelle recherchées lors de la dégustation.
Quelques chiffres : dans certains grands crus de Bordeaux, il n’est pas rare qu’un dépôt représente jusqu’à 1 à 2 % du volume total de la bouteille après 20 à 30 ans de repos. D’où l’importance d’un service attentif pour préserver toute la finesse du breuvage.