Le vin “fermé” au nez
Premier signal : si le vin ne « parle pas » au nez, reste mutique ou avare en arômes, il s’agit sans doute d’un vin qui a besoin d’oxygène pour s’exprimer. Les sommeliers parlent alors de « vin fermé ». Cela arrive surtout sur des vins jeunes, particulièrement issus de cépages tanniques comme le cabernet sauvignon, le malbec ou le syrah.
- Nez discret, peu expressif ou « bloqué »
- Absence d’évolution des arômes à l’agitation du verre
Source : La Revue du Vin de France
Sensation de réduction ou arômes “renfermés”
Un vin qui développe au premier abord des odeurs peu agréables (œuf, allumette, caoutchouc, parfois même “animal”), est souvent victime de ce que l’on appelle la réduction. Ce phénomène, fréquent sur certains vins (notamment issus d’une vinification non-interventionniste ou peu sulfités), se dissipe en général après oxygénation.
- Odeurs soufrées ou “étouffées” qui disparaissent après agitation du verre
- Amélioration nette au fil de la dégustation
Source : Vinatis
Des tanins durs ou asséchants
La sensation tactile a également son importance : un vin jeune, puissant, avec une structure tannique importante, aura souvent intérêt à être carafé. L’oxygène va “polir” les tanins, les rendre plus ronds, et donc améliorer la buvabilité.
- Sensation d’astringence marquée
- Volume en bouche limité par l’effet de contraction (bouche « râpeuse »)