Un verre voilé ne nuit pas seulement au plaisir des yeux. Lors de l’analyse visuelle, la brillante limpidité du cristal met en valeur la robe, la vivacité et les reflets du vin. Le voile brouille les nuances, peut masquer les larmes (ou jambes du vin) et fausser ainsi l’appréciation d’un vin blanc ou d’un rouge à robe limpide.
La sensation au toucher, lors de la prise en main, est également modifiée : le verre perd sa sensualité, l’impression de netteté disparaît. Quant aux arômes, les dépôts minéraux risquent même de retenir ou d’altérer des composantes volatiles. C’est dire si le simple nettoyage ne relève pas de la coquetterie mais de la véritable rigueur professionnelle.
Les ateliers d’œnologie d’Ile-de-France – souvent organisés dans des lieux hors cave ou dans des espaces multi-usages affrontent particulièrement cette problématique, à cause de la mobilité des stocks de verres et de la qualité variable des réseaux d’eau locale.