Avec le temps, les vins rouges (et parfois les vins blancs ou liquoreux) développent un dépôt. Ce dépôt n’est ni un défaut ni une surprise : il témoigne, au contraire, de la vitalité du vin et d’une vinification respectueuse, peu interventionniste. Mais de quoi se compose réellement ce dépôt ?
- Matières colorantes : Ce sont les pigments issus des peaux de raisin (anthocyanes) qui, en se polymérisant avec les tanins au fil des années, deviennent trop lourds et précipitent au fond de la bouteille.
- Tanins précipités : Les tanins évoluent, s’assouplissent, et une partie d’entre eux finit par former des particules solides.
- Précipités tartriques : Les fameux « cristaux » ahurissent parfois les dégustateurs peu avertis. Il s’agit simplement de sels de tartre, totalement naturels et inoffensifs.
Ces phénomènes sont tout à fait normaux pour tout vin ayant passé 8 à 15 ans (parfois moins, selon la concentration initiale et la méthode de vinification). Les grands Bordeaux, Barolo ou grands crus de Bourgogne non filtrés en sont souvent pourvus.